Microsoft propose à 60 000 salariés de partir volontairement, une première pour le groupe

Après 4 800 suppressions de postes en juillet, le groupe de Redmond ouvre une offre de départ à quatre pays, avec une décision attendue début décembre.

Romain Szymanski Par Romain Szymanski
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Microsoft propose à 60 000 salariés de partir volontairement, une première pour le groupe
Postes de travail avec ordinateurs portables et casques sur une table de réunion vide de tout employé.

En bref

  • Environ 60 000 salariés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Inde peuvent choisir de partir.
  • Les employés éligibles ont jusqu’à la première semaine de décembre pour se décider.
  • Xbox, Windows, Copilot et la finance sont concernés, contrairement aux ventes et au marketing.
  • Les conditions seraient proches de l’indemnité de licenciement standard, selon TechCrunch.

D’après ZDNet France, Microsoft lance une opération de départs volontaires dont l’envergure n’a jamais été atteinte dans la maison : au-delà d’un employé sur quatre se voit proposer de partir, avec un soutien à la clé.

Une offre qui touche 27 % des effectifs

60 000salariés éligibles
27 %des effectifs du groupe
223 000employés au 30 juin, contre 228 000 un an plus tôt
163 000employés si tous les éligibles partaient

Cette proposition s’adresse à des employés basés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Inde, et uniquement au sein de certaines équipes. Un courriel les a informés le jour même, et ils ont jusqu’à la première semaine de décembre pour trancher. Next précise que chacun ne s’en saisira pas : l’hypothèse d’un retour à 163 000 salariés demeure donc théorique.

Amy Coleman, qui dirige les ressources humaines, décrit ce dispositif comme une première pour la société. D’après elle, Microsoft souhaite « offrir davantage de souplesse et, lorsque c’est possible, donner aux salariés plus de possibilités pour façonner la suite de leur parcours ». Le groupe compte également en retirer des leçons, et garde la faculté de relancer des initiatives similaires, au cas où ses besoins et ses effectifs l’exigeraient.

Qui est concerné, qui ne l’est pas

Le dispositif s’étend jusqu’au rang de vice-président, mais les corporate vice presidents en sont écartés. Il touche entre autres des directeurs généraux ainsi que certains vice-présidents. L’âge, l’ancienneté et les performances n’entrent pas en ligne de compte. Les participants bénéficient d’un soutien financier et d’outils pour se reconvertir ; selon TechCrunch, les modalités ressembleraient à celles de l’indemnité de licenciement habituelle.

Source Équipes concernées Équipes exclues
Bloomberg, via un porte-parole de Microsoft Xbox, Windows, Copilot, finance Centres de données, ventes, marketing
The Verge Copilot, CoreAI, AI Experiences, Windows et appareils, Xbox, finances, RH Marketing, force commerciale, quantique, sécurité

Après avril et juillet, une troisième étape

Cette offre s’inscrit dans une séquence de mesures qui touchent les effectifs depuis le printemps.

  1. Pour la première fois dans son histoire, Microsoft met en place une retraite anticipée, destinée aux employés américains de niveau 67 (senior director) ou moins, sur la base d’un critère combinant âge et ancienneté. Quelque 8 750 personnes pouvaient en bénéficier, et plus de 30 % ont dit oui. Le groupe avait annoncé une charge de 900 millions de dollars.
  2. Le groupe annonce 4 800 suppressions de postes, soit environ 2 % de ses effectifs mondiaux, en majorité chez Xbox.
  3. Le plan de départs volontaires s’ouvre à 60 000 salariés. Il ne remplace pas les licenciements.

Le groupe affirme vouloir ajuster ses équipes à ses besoins qui évoluent, sans pour autant avoir besoin de moins de monde. Aucune cible chiffrée de départs n’a été donnée.

Des dépenses d’IA sous surveillance

Tout cela se déroule dans une course à l’équipement en infrastructures d’intelligence artificielle. Microsoft consacre des dizaines de milliards de dollars aux centres de données et à l’IA, alors que Wall Street l’incite à contenir ses dépenses d’exploitation. Alléger la masse salariale grâce à des départs volontaires participe de la réponse, d’après ZDNet France. Les sources évoquent un cadre et une pression, sans faire des coûts de l’IA l’unique raison du plan.

Photo : Jep Gambardella / Pexels

Romain Szymanski

Conception web, applications, visibilité et monétisation

Romain Szymanski

Romain Szymanski est développeur mobile depuis une dizaine d'années et a publié plusieurs petites applications sous son nom. Il écrit sur la création d'applications et la monétisation : publicité, abonnements, affiliation, commissions des boutiques d'applications. Il donne des ordres de grandeur réalistes plutôt que des promesses de revenus. Il joue aux échecs en ligne tous les soirs, avec un classement qui stagne.